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Brussels Studies, revue scientifique électronique pour les recherches sur Bruxelles, vient de publier un article de Christophe Mincke sur l'insécurité et le sentiment d'insécurité à Bruxelles.
Christophe Mincke, docteur en droit et sociologue aux Facultés universitaires Saint-Louis, parcourt une partie des chiffres du dernier Moniteur de sécurité en date. Ce Moniteur est une enquête menée chaque année par le Ministère de l'Intérieur afin d'évaluer, auprès d'un échantillon de 12000 Belges, à la fois le nombre et le type d'infractions dont ils sont victimes et leur sentiment d'insécurité.
Bruxelles n'y apparaît pas comme le coupe-gorge décrit par certains, mais comme une entité en butte aux soucis propres aux grandes villes et présentant quelques faiblesses particulières. Les infractions dont les répondants à l'enquête déclarent être le plus souvent victimes sont des vols, des dégradations aux voitures, des cambriolages ou tentatives de cambriolage et des faits ou menaces de violence.
Le sentiment d'insécurité exprimé par les Bruxellois interrogés dans le cadre du Moniteur de sécurité est stable. En termes quantitatifs, trois pour cent de la population vivent un très fort sentiment d'insécurité. Tout donne à penser que cette situation est fortement liée à la dégradation de l'environnement de vie d'une part importante des Bruxellois, plus qu'au sentiment d'être exposé à un fort risque d'être victime d'une infraction.
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